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Pseudo: Renaud1807 Catégorie: Initiation Bourse Description: Faire connaître et s'exprimer sur l'actualité économique et financière, essais d'analyses des tendances des marchés financiers, de l'environnement économique et recommandations de valeurs, cours de finance.

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vendredi 20 janv., 2006
Capitalisation boursière: Stock market value, market capitalization:

La capitalisation boursière d’une entreprise est obtenue de la façon suivante :

Nombre d’actions ordinaire*cours de l’action ordinaire + Nombre d’actions à dividende prioritaire*cours de l’action à dividende prioritaire+Cours du certificat d’investissement*nombre du certificat d’investissement)

Actions à dividende prioritaire : Prefered stock est une action privée de droit de vote qui recoit un dividende prioritaire sur le bénéfice distribué souvent supérieur à celui des actionnaires ordinaires. Ces actions sont utilisées le plus souvent lorsque les dirigeants souhaitent garder le contrôle de la société. Leur volume ne peut dépasser ¼ du capital social.

Certificat d’investissement : Investment Certificate : Titre négociable qui résulte d’un fractionnement des droits attachés aux actions. L’action conserve le droit de vote et le Certificat d’investissement est représentatif du capital et donne accès au dividende. Il a souvent été utilisé en France dans les sociétés nationalisées.

La méthode des comparables est en fait la méthode la plus simple de valorisation d’une société et la méthode préconisée par les banquiers d’affaires lors d’un rachat d’action.
On part de l’hypothèse que deux sociétés du même secteur doivent se valoriser de la même manière, soit par le même facteur de valorisation.

En immobilier on prend le prix au m2 pour évaluer un immeuble, on prend le prix moyen au m2 et on l’applique à l’immeuble. Il y aura en revanche quelques différences qui subsisteront.

Passage d’un bilan comptable à un bilan financier :

Download bilancomptableaufinancier.xls

Capitalisation Boursière + Dette Nette = Valeur d'entreprise = EV = Entreprise Value 

Les provisions pour risques et charges sont souvent dans la Dette Nette, la dette nette est retenue pour sa valeur comptable

La somme Capitalisation Boursière + Dette Nette est égale à la valeur économique des actifs de l’entreprise

Attention la valeur d’entreprise ne doit pas être confondu avec la valeur de l’entreprise car la valeur de l’entreprise c’est la valeur de ses capitaux propres.

Multiples de Chiffre d’Affaires :

On considère que la valeur économique de :

Immobilisations incorporelles+Immobilisations corporelles + BFR= x fois le CA

En appliquant un coefficient au CA, je trouve en gros la valeur économique de ses actifs

Attention : On ne prend pas en compte les immobilisations financières car elles ne contribuent pas à la formation du CA. 
Alors que les immobilisations incorporelles et corporelles sont utiles à l’activité de l’entreprise et permettent de générer du CA.
La contribution des immobilisations financières intervient au niveau du Résultat avant impôt.

Les analystes financiers étudient généralement les comptes en anglais. Nous prendrons donc des agrégats anglo-saxons pour notre évaluation.  

x*CA=VE-Immos financières

x=Multiple de CA= (CB+DN-Immos fi)/CA

Multiple d’EBITDA= (CB+DN-Immos fi)/EBITDA

Multiple d’EBIT= (CB+DN-Immos fi)/EBIT

Quand on achète une société l’ordre de grandeur retenu est souvent le multiple d’EBITDA ou d’EBIT

PER=Price Earning Ration=Cours/Bénéfice par action
= Cours *Nbre d’actions/BPA*Nbre d’action
=Capitalisation boursière/Bénéfice

Méthode de valorisation :

Pour valoriser une société par comparaison boursière, on constitue un référentiel de socitétés cotées d’un même secteur d’activité.
Pour chacune d’elles, on calcule des multiples d’agrégats de compte de résultat : xCA, xEBITDA, xEBIT, et xPER)
Ces multiples seront ensuite appliqués à la société que l’on souhaite valoriser.

Encore une petite chose à savoir :

Pour rendre les choses comparables, on réincorpore les amortissements du GW et on retranche le Résultat exceptionnel qui par définition est exceptionnel et n’a rien à voir avec l’activité normale de l’entreprise. Attention il y a quand même l’impôt que vous avez payé sur le Rexceptionnel qu’il faut réintégrer.
d’où
Rnet retraité=Rnet publié+Dotations aux amortissement du goodwill-Rexceptionnel(1-T)

T est le taux d’IS du pays de l'entreprise

Ci-dessous un exemple concret de valorisation de M6 par les comparables boursiers.

La valorisation se base sur des prévisions d’analystes de l’année dernière mais qu’importe c’est la méthode qui compte.
Exemple vu en cours, un grand merci à mon brillant professeur OL qui nous a enseigné en autre cette méthode de valorisation et sa modélisation sous excel.

Comparables boursiers de M6 :

Mediaset, chaîne Italienne
Antena 3 : Chaîne espagnole
et TF1 chaîne française.
publié par Renaud1807 publié dans : Cours de Finance
jeudi 19 janv., 2006

Nous avons connu lors du deuxième semestre 2005 une embellie conjoncturelle assez marquée. En effet, la croissance du PIB a augmenté de façon significative au troisième trimestre pour atteindre +0,7%. Celui-ci a été soutenu par la consommation ainsi que par les investissements des entreprises. L’augmentation des exportations a été plus forte que celle des importations. Les cours du pétrole se sont repliés à partir d’octobre, entraînant une baisse des prix énergétiques (Les prix à la consommation ont ainsi pu passer de 2,2% en septembre à 1,5% en décembre) et par voie de conséquence l’inflation. Les pays ont su réduire leurs dépendances au pétrole : développement du secteur des services, chaînes de production moins consommatrice, diversification des sources d’énergie… Le dollar s’est enfin raffermi, passant de 1,36 fin 2004 à 1,18 fin 2005. Ce renforcement du dollar a été la conséquence directe de la politique de relèvement des taux de refinancement américains alors que la BCE conservait une politique de statu quo jusqu’à décembre dernier. L’activité économique en Europe a augmenté, ce qui est plutôt un bon signe pour l’activité française, l’Europe représentant notre premier marché extérieur. De plus les exportations devraient être encore soutenues par la parité euro dollar. La balance du Commerce extérieur de la France pourrait même revenir en territoire positif selon les économistes de BNP.

publié par Renaud1807 publié dans : Analyses
jeudi 19 janv., 2006

Même si la conjoncture actuelle semble favorable, il est nécessaire de surligner quelques limites.

Tout d’abord, un frein potentiel à cette reprise économique (si toutefois nous pouvons l’appeler comme cela) pourrait être perçu dans le relèvement des taux de la Banque Centrale Européenne. Cependant, le taux de refinancement porté à 2,25% restant très légèrement supérieur à l’augmentation des prix à la consommation, les ménages et entreprises restant généralement endettés à taux fixe et d’une manière générale, à un niveau moindre que les autres pays de l’Union, ce relèvement des taux semble être une contrainte moindre à la croissance en 2006.

En revanche, si le durcissement de la politique monétaire de la BCE devait continuer, il pourrait alors porter un coup d’arrêt brutal à la croissance de la France.

Toutefois, d’autres freins semblent demeurer et laissent présager une croissance relativement stable en 2006. Selon les économistes de la BNP, ils se feraient plutôt sentir dans l’absence de hausse significative du travail salarié, dans la stagnation des taux d’épargne, dans les niveaux élevés des variations de stock récentes et dans la faiblesse des marges de manœuvre budgétaires.

En effet, la stagnation des emplois salariés constitue pour eux, un frein à l’augmentation des dépenses des ménages. Les emplois salariés n’ayant enregistré qu’une hausse dans les services (+ 19 300) et la construction (+ 6 900), qui a été quasi entièrement compensée par une baisse des emplois industriels (- 25 300 postes), aboutissant donc à une création d’emploi en très légère hausse ou quasi stagnation de 900 postes créés.

Si la création d’emploi salarié ne contribue pas à l’augmentation des dépenses des ménages, alors quel facteur y contribue ?

Et bien jusqu’alors, l’augmentation des dépenses des ménages français était soutenue par la baisse du niveau d’épargne de ces mêmes ménages. Ainsi, jusqu’en 1993, le taux d’épargne des ménages se situait aux alentours de 16% alors qu’il avoisine maintenant plus les 15%. Cette baisse du taux d’épargne étant dû particulièrement à la baisse des revenus de l’épargne ainsi que des mesures d’allégements fiscaux concernant notamment les dons aux enfants et petits enfants. Il semble cependant difficile d’aller plus bas que les 15%, la confiance des ménages restant détériorée par une opinion négative de leur situation financière.

L’accélération des dépenses des ménages semble donc peu probable en 2006. Il en est de même pour l’évolution de l’investissement industriel. Même si les chefs d’entreprise ont le moral en hausse, et les entreprises, des carnets de commandes plus remplis ; l’utilisation des capacités de production reste dans l’industrie manufacturière, aux alentours de 83%, ce qui ne laisse pas présager une progression de l’investissement en 2006.

Pourtant, même si l’utilisation des capacités de productions reste en dessous de sa moyenne historique, les entreprises ont produit. Mais elles ont également stocké cette production. Cet accroissement de stocks a particulièrement été élevé en 2004 constituant un soutien fort au PIB. Les économistes s’attendent encore à une contribution positive en 2005. Cependant, le niveau des stocks devrait diminuer en 2006.

Le soutien de l’économie en 2006, ne viendra pas non plus de l’Etat qui n’a maintenant qu’une marge de manœuvre très limitée. Le déficit publique a du atteindre les 3% du PIB en 2005. Cet exploit est à relativiser, car essentiellement dû, à un événement ponctuel : le versement de la soulte par EDF aux régimes complémentaires de retraite.
Pour cette année, le gouvernement prévoit une réduction du défit hors soulte de 3,45 à 2,9%, ce qui promet d’être une exercice difficile.
La dette de la France reste très importante et devrait encore augmenter pour atteindre 66% du PIB en 2006, ayant auparavant franchi les 56,2% en 2001 et les 65,8% en 2005.
Les taux d’intérêts augmentant avec ce ratio, le gouvernement devrait donc plutôt se consacrer au remboursement de la dette de l’Etat plutôt qu’à des projets d’investissement.

 
Source : « France : embellie conjoncturelle : stop ou encore ? » Jean-Marc Lucas, Publications économiques BNP Paribas, Janvier 2006.

publié par Renaud1807 publié dans : Analyses
mercredi 18 janv., 2006
L'indice Cac 40 a perdu hier 1.01% à 4807.1 et perd 1,19% ce matin à 4749 points.

La tendance est donc fortement négative après un début d’année  plutôt prometteur.

La forte chute de l’indice parisien aujourd’hui est due à un vent de panique nous venant du Japon et soutenu par les USA. En effet, après sa chute de la veille, l´indice Nikkei a encore terminé ce matin sur une lourde chute de près de 3%, l´indice nippon revient ainsi proche de 15.350 points et perdait même jusqu’à 4% en séance. Une affaire de manipulation de comptes du portail Internet « Livedoor »  a secoué le secteur technologique à tokyo.

La place de Tokyo a même dû clôturer la séance 20 minutes avant la fin, le système informatique faisant face à un trop grand afflux d’ordres de ventes.

Wall Street consolidait également pénalisé par des prix du pétrole élevés, les analystes visent d’ailleurs un prix du Baril à 70 dollars suite aux tensions en Iran.

Après Bourse, sur les échanges électroniques, les titres des sociétés Yahoo! et Intel ont subis une forte baisse. Intel chutait sur des perspectives décevantes et des résultats non conformes aux attentes.

Les valeurs technologiques sont en forte baisse ce matin, Business Object -4%, Cap Gémini -5,5%, ST Micro -2,7% et Alcatel – 1,64% dans un marché mouvementé, en forte baisse.
publié par Renaud1807 publié dans : bourse
mardi 17 janv., 2006

Tous les exemples ont présentés des projets avec des durées de vie égales mais comment faire pour analyser des projets dont la durée de vie est justement différente?

En effet, il faut quand même prendre en compte la différence de durée de vie des deux projets.

La meilleure technique dans ce cas et d’évaluer les projets par la méthode de la valeur actuelle nette annualisée.

Méthode :
Dans un premier temps, il faut calculer la valeur actuelle nette pour chaque projet avec la méthode habituelle.
Dans un second temps, il nous faut diviser la VAN des projets par la valeur que l’on trouve dans la table financière en fonction du coût du capital et de la durée de chaque projet.
Choisir le projet avec la VAN annualisée la plus élevée.

Cash Flows Machine 1 :
Année 1 : 4000
Année 2 :3000
Année 3 : 2300

Total : 9300

Cash Flows Machine 2 :
Année 1 : 2100
Année 2 : 1900
Année 3 : 1700
Année 4 : 3000
Année 5 : 6000
Année 6 : 2000

Total : 16700

Investissement de départ :

Machine 1 : 3000 euros
Machine 2 :6000 euros

Coût du capital : 12%

CF annualisés machine 1 : 7600,10

CF annualisés machine 2 : 10924,07

VAN Machine 1 : 4600,10
VAN Machine 2 :4924,07

La table financière pour les annuités nous indique:
Durée de 3 ans, coût du capital 12% : 2,402
Durée de 6 ans, coût du capital 12% : 4,111

VAN annualisée Machine 1 : 4600,10/2,402=1915,11
VAN annualisée Machine 2 : 4924,07/4,111=1197,78

On choisira le projet 1 car sa VAN annualisée est supérieure au projet 2.

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