Nous avons connu lors du deuxième semestre 2005 une embellie conjoncturelle assez marquée. En effet, la croissance du PIB a augmenté de façon significative au troisième trimestre pour atteindre +0,7%. Celui-ci a été soutenu par la consommation ainsi que par les investissements des entreprises. L’augmentation des exportations a été plus forte que celle des importations. Les cours du pétrole se sont repliés à partir d’octobre, entraînant une baisse des prix énergétiques (Les prix à la consommation ont ainsi pu passer de 2,2% en septembre à 1,5% en décembre) et par voie de conséquence l’inflation. Les pays ont su réduire leurs dépendances au pétrole : développement du secteur des services, chaînes de production moins consommatrice, diversification des sources d’énergie… Le dollar s’est enfin raffermi, passant de 1,36 fin 2004 à 1,18 fin 2005. Ce renforcement du dollar a été la conséquence directe de la politique de relèvement des taux de refinancement américains alors que la BCE conservait une politique de statu quo jusqu’à décembre dernier. L’activité économique en Europe a augmenté, ce qui est plutôt un bon signe pour l’activité française, l’Europe représentant notre premier marché extérieur. De plus les exportations devraient être encore soutenues par la parité euro dollar. La balance du Commerce extérieur de la France pourrait même revenir en territoire positif selon les économistes de BNP.
Actions à dividende prioritaire : Prefered stock est une action privée de droit de vote qui recoit un dividende prioritaire sur le bénéfice distribué souvent supérieur à celui des actionnaires ordinaires. Ces actions sont utilisées le plus souvent lorsque les dirigeants souhaitent garder le contrôle de la société. Leur volume ne peut dépasser ¼ du capital social.
On part de l’hypothèse que deux sociétés du même secteur doivent se valoriser de la même manière, soit par le même facteur de valorisation.
En immobilier on prend le prix au m2 pour évaluer un immeuble, on prend le prix moyen au m2 et on l’applique à l’immeuble. Il y aura en revanche quelques différences qui subsisteront.
Passage d’un bilan comptable à un bilan financier :
Download bilancomptableaufinancier.xls
Capitalisation Boursière + Dette Nette = Valeur d'entreprise = EV = Entreprise Value
Les provisions pour risques et charges sont souvent dans la Dette Nette, la dette nette est retenue pour sa valeur comptable.
Multiples de Chiffre d’Affaires :
On considère que la valeur économique de :
Immobilisations incorporelles+Immobilisations corporelles + BFR= x fois le CA
En appliquant un coefficient au CA, je trouve en gros la valeur économique de ses actifs
Attention : On ne prend pas en compte les immobilisations financières car elles ne contribuent pas à la formation du CA.
Alors que les immobilisations incorporelles et corporelles sont utiles à l’activité de l’entreprise et permettent de générer du CA.
La contribution des immobilisations financières intervient au niveau du Résultat avant impôt.
x*CA=VE-Immos financières
x=Multiple de CA= (CB+DN-Immos fi)/CA
Multiple d’EBITDA= (CB+DN-Immos fi)/EBITDA
PER=Price Earning Ration=Cours/Bénéfice par action
= Cours *Nbre d’actions/BPA*Nbre d’action
=Capitalisation boursière/Bénéfice
Méthode de valorisation :
Pour valoriser une société par comparaison boursière, on constitue un référentiel de socitétés cotées d’un même secteur d’activité.
Pour chacune d’elles, on calcule des multiples d’agrégats de compte de résultat : xCA, xEBITDA, xEBIT, et xPER)
Ces multiples seront ensuite appliqués à la société que l’on souhaite valoriser.
d’où
Rnet retraité=Rnet publié+Dotations aux amortissement du goodwill-Rexceptionnel(1-T)
où
T est le taux d’IS du pays de l'entreprise
Ci-dessous un exemple concret de valorisation de M6 par les comparables boursiers.
La valorisation se base sur des prévisions d’analystes de l’année dernière mais qu’importe c’est la méthode qui compte.
Exemple vu en cours, un grand merci à mon brillant professeur OL qui nous a enseigné en autre cette méthode de valorisation et sa modélisation sous excel.
Comparables boursiers de M6 :
Antena 3 : Chaîne espagnole
et TF1 chaîne française.
Même si la conjoncture actuelle semble favorable, il est nécessaire de surligner quelques limites.
Tout d’abord, un frein potentiel à cette reprise économique (si toutefois nous pouvons l’appeler comme cela) pourrait être perçu dans le relèvement des taux de la Banque Centrale Européenne. Cependant, le taux de refinancement porté à 2,25% restant très légèrement supérieur à l’augmentation des prix à la consommation, les ménages et entreprises restant généralement endettés à taux fixe et d’une manière générale, à un niveau moindre que les autres pays de l’Union, ce relèvement des taux semble être une contrainte moindre à la croissance en 2006.
En revanche, si le durcissement de la politique monétaire de la BCE devait continuer, il pourrait alors porter un coup d’arrêt brutal à la croissance de la France.
Toutefois, d’autres freins semblent demeurer et laissent présager une croissance relativement stable en 2006. Selon les économistes de la BNP, ils se feraient plutôt sentir dans l’absence de hausse significative du travail salarié, dans la stagnation des taux d’épargne, dans les niveaux élevés des variations de stock récentes et dans la faiblesse des marges de manœuvre budgétaires.
Si la création d’emploi salarié ne contribue pas à l’augmentation des dépenses des ménages, alors quel facteur y contribue ?
Et bien jusqu’alors, l’augmentation des dépenses des ménages français était soutenue par la baisse du niveau d’épargne de ces mêmes ménages. Ainsi, jusqu’en 1993, le taux d’épargne des ménages se situait aux alentours de 16% alors qu’il avoisine maintenant plus les 15%. Cette baisse du taux d’épargne étant dû particulièrement à la baisse des revenus de l’épargne ainsi que des mesures d’allégements fiscaux concernant notamment les dons aux enfants et petits enfants. Il semble cependant difficile d’aller plus bas que les 15%, la confiance des ménages restant détériorée par une opinion négative de leur situation financière.
Pourtant, même si l’utilisation des capacités de productions reste en dessous de sa moyenne historique, les entreprises ont produit. Mais elles ont également stocké cette production. Cet accroissement de stocks a particulièrement été élevé en 2004 constituant un soutien fort au PIB. Les économistes s’attendent encore à une contribution positive en 2005. Cependant, le niveau des stocks devrait diminuer en 2006.
Pour cette année, le gouvernement prévoit une réduction du défit hors soulte de 3,45 à 2,9%, ce qui promet d’être une exercice difficile.
La dette de la France reste très importante et devrait encore augmenter pour atteindre 66% du PIB en 2006, ayant auparavant franchi les 56,2% en 2001 et les 65,8% en 2005.
Les taux d’intérêts augmentant avec ce ratio, le gouvernement devrait donc plutôt se consacrer au remboursement de la dette de l’Etat plutôt qu’à des projets d’investissement.
Source : « France : embellie conjoncturelle : stop ou encore ? » Jean-Marc Lucas, Publications économiques BNP Paribas, Janvier 2006.
La tendance est donc fortement négative après un début d’année plutôt prometteur.
La forte chute de l’indice parisien aujourd’hui est due à un vent de panique nous venant du Japon et soutenu par les USA. En effet, après sa chute de la veille, l´indice Nikkei a encore terminé ce matin sur une lourde chute de près de 3%, l´indice nippon revient ainsi proche de 15.350 points et perdait même jusqu’à 4% en séance. Une affaire de manipulation de comptes du portail Internet « Livedoor » a secoué le secteur technologique à tokyo.
Wall Street consolidait également pénalisé par des prix du pétrole élevés, les analystes visent d’ailleurs un prix du Baril à 70 dollars suite aux tensions en Iran.
Après Bourse, sur les échanges électroniques, les titres des sociétés Yahoo! et Intel ont subis une forte baisse. Intel chutait sur des perspectives décevantes et des résultats non conformes aux attentes.
En effet, il faut quand même prendre en compte la différence de durée de vie des deux projets.
La meilleure technique dans ce cas et d’évaluer les projets par la méthode de la valeur actuelle nette annualisée.
Dans un premier temps, il faut calculer la valeur actuelle nette pour chaque projet avec la méthode habituelle.
Dans un second temps, il nous faut diviser la VAN des projets par la valeur que l’on trouve dans la table financière en fonction du coût du capital et de la durée de chaque projet.
Choisir le projet avec la VAN annualisée la plus élevée.
Année 1 : 4000
Année 2 :3000
Année 3 : 2300
Total : 9300
Cash Flows Machine 2 :
Année 1 : 2100
Année 2 : 1900
Année 3 : 1700
Année 4 : 3000
Année 5 : 6000
Année 6 : 2000
Total : 16700
Machine 1 : 3000 euros
Machine 2 :6000 euros
Coût du capital : 12%
CF annualisés machine 2 : 10924,07
VAN Machine 2 :4924,07
Durée de 3 ans, coût du capital 12% : 2,402
Durée de 6 ans, coût du capital 12% : 4,111
VAN annualisée Machine 2 : 4924,07/4,111=1197,78